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Les titres en écriture web

S'il désire favoriser le référencement d'une page dans les moteurs de recherche, le rédacteur web doit suivre certains principes. La composition du titre revêt une grande importance.

Quand on écrit un contenu, on a tout intérêt à inclure dans le titre les principaux mots clés sur lesquels on souhaite se positionner. En utilisant un système de gestion de contenu (CMS), il est fréquent que le titre d'une page ou d'un billet se retrouve:

  • dans la barre supérieure de la fenêtre du navigateur et dans l'onglet de la page web; dans les résultats d'un moteur de recherche (cela correspond, dans le code, à la balise TITLE)
  • dans l'URL (l'adresse unique de la page)

Au niveau du code du contenu textuel en tant que tel, le titre s'insère en général dans la balise H1. En tout cas dans un template conçu dans le but de favoriser le référencement…

Illustration titre balise H1

Pour indexer les contenus, les moteurs de recherche se basent - en partie - sur les mots placés dans l'URL, la balise TITLE et la H1 du code HTML. D'où l'importance d'optimiser le titre!

Exemple d'une accroche qui ne fonctionne pas

Illustration 2 du billet: Les titres en écriture web

"La seule parade quand il pleut des cordes!": une accroche inefficace d'un point de vue SEO. (Creative Commons/FlickR: Vectorportal)

Prenons l'exemple d'un fabricant de parapluies. Celui-ci annonce sur son blog la sortie d'un nouveau modèle. Le titre "La seule parade quand il pleut des cordes!" pourrait faire une bonne accroche. Or, il n'a pas la moindre valeur du point de vue de la visibilité dans les résultats de Google. Pour le moteur de recherche, de quoi traite le contenu en question? D'une "parade" et de "cordes"… Pas terrible pour espérer faire affluer des visiteurs en quête d'un bon parapluie!

Cette contrainte spécifique à la rédaction web suscite des critiques, par ailleurs tout à fait compréhensibles. Surtout venant des concepteurs-rédacteurs "traditionnels". Le titre d'un texte sur internet doit être informatif. Métaphores, jeux de mots ou autres effets de style sont à éviter, pour les raisons évoquées plus haut.... Du moins en début de titre. Aussi car l'internaute, face aux résultats de sa requête, balaie la page pour trouver des informations précises. Alors pourquoi cliquerait-il sur un titre qui ne lui indique pas clairement qu'il trouvera à coup sûr ce qu'il cherche? D'autant plus si celui d'un autre lien, d'un site concurrent, se montre plus informatif.

Quelle longueur?

Concernant la longueur des titres, on lit souvent qu'il ne devrait pas dépasser les 70 caractères. Il semblerait qu'au-delà, les mots n'ont plus d'importance pour le référencement. Et dans un soucis esthétique, il paraît préférable qu'un titre ne fasse pas plus de deux lignes.

Vous désirez en savoir plus sur les subtilités du paramétrage des titres dans une optique SEO? Voici deux articles qui apportent informations et nuances des plus intéressantes:

L'article vous a plu? N'hésitez pas à le partager et lire nos autres billets consacrés aux principes rédactionnels.

Rédacteur web, je me pose les bonnes questions

Un rédacteur web dresse l'inventaire des réponses pertinentes à transmettre dans son message. (Creative Commons/FlickR: WingedWolf)

Un rédacteur web a tout intérêt, en préparant son contenu textuel,  à se poser une série de questions essentielles. Celles-ci peuvent s'avérer salvatrices pour contrer le syndrome de la page blanche. Mais surtout, elles permettent de satisfaire les attentes des lecteurs.

Comme dans toutes formes de communication, la rédaction web entraîne en premier lieu la prise en compte des caractéristiques du récepteur. Le but étant de s'assurer que le message émis soit bien reçu et compris comme il se doit.

Ensuite, on attend du rédacteur web qu'il réponde à certaines questions. Et qu'il livre des réponses que nous avons tous - depuis que nous savons lire - l'habitude de trouver en parcourant un texte informatif. Précision: il va de soi que nous présentons ici des principes rédactionnels s'appliquant à une démarche communicationnelle. Ils ne concernent pas les productions à vocation littéraires, esthétiques, etc.

Viser sa cible

Avant de produire un contenu textuel, le rédacteur web doit se faire une image claire du public cible. Lequel prêtera davantage attention à un message formulé avec le ton et les mots qui lui parlent d'emblée.

Quelles sont les informations essentielles à transmettre aux internautes?
Cette question a l'air bateau, mais reste néanmoins incontournable. Il serait fâcheux, et surtout improductif, d'oublier de mentionner un élément clé du message que l'on souhaite communiquer!

QQOQCCP

Le rédacteur web averti fera appel à une technique d'écriture journalistique: la règle des 5W + 2H. Kesako? Cette obscure formule fait référence aux pronoms interrogatifs de langue anglaise: who, what, where, when, why + how et how much. Elle se traduit en français par l'acronyme QQOQCCP. C'est-à-dire:

  • Qui? Quand? Où? Quoi? Comment? Combien? Pourquoi?

Ainsi, pour rédiger un contenu textuel efficace, on se placera du point de vue des récepteurs. Un bon rédacteur web a conscience que ceux-ci attendent un maximum de réponses parmi ces 7 questions. Il sait qu'il n'a rien à perdre à dresser l'inventaire des réponses pertinentes à transmettre dans son message. De plus, cette technique permet de balayer d'un revers de main l'angoisse de la page blanche. On aurait tort de s'en priver!

Quelle police d’écriture sur internet?

Y a-t-il des polices de caractères optimales pour les textes publiés sur le web?  On lit couramment qu'il est préférable de faire appel à une typographie sans empattements. Or, il s'agirait d'un mythe!

Who shot the serif?

Qui a tué les polices de caractères avec empattements? (Creative Commons/FlickR: Kitty Rouge)

On distingue les polices de caractères en deux groupes: avec ou sans serif. Ce vocable anglophone, souvent utilisé par les francophones, se traduit par le mot empattement. Sur internet, une police sans empattements facilite la lecture. Voilà du moins l'opinion qui, dans les articles publiés sur la toile à ce sujet, ressort en majorité. Sauf qu'il n'en serait rien!

En termes de lisibilité, la différence entre ces deux types de polices n'aurait en fait rien de significative. Et c'est un spécialiste de l'ergonomie web qui le dit… Jakob Nielsen? Eh non, pas cette fois!

Polices sous la loupe

Alex Poole a pris le temps de passer en revue plus de 50 recherches, afin de répondre à cette obsédante question. De façon on ne peut plus explicite, il l'a formulée ainsi: Quelles polices sont les plus lisibles: serif ou sans serif? Je vous encourage à lire cet article (en anglais) détaillé, passionnant bien qu'assez technique.

Avant de poursuivre, clarifions ce qui caractérise les deux catégories typographiques auxquelles nous nous référons. Les caractères des polices avec empattements se distinguent par leurs extensions, qui prolongent les hampes et jambages des lettres. Exemples les plus connus? Times New Roman et Georgia. Les polices d'écriture sans serif sont esthétiquement plus sobres. Arial, Verdana, Tahoma ou Helvetica appartiennent à ce groupe.

Avec ou sans serif… c'est kif-kif!

Ayant suivi le principe rédactionnel de la pyramide inversée, je vous ai livré l'information essentielle de mon billet dans son introduction. Ce n'est donc pour vous plus un scoop: selon le travail d'Alex Poole, avec ou sans empattements, peu importe. Le choix devrait se faire en fonction de facteurs purement esthétiques, ajoute en guise de conclusion le spécialiste. Il fait également observer que d'autres critères distinctifs ont davantage d'importance en terme de lisibilité. Comme par exemple celui de la longueur de l'espacement entre les caractères.

Néanmoins, un aspect que l'ergonome web ne reprend pas dans sa conclusion m'a semblé non négligeable. Selon plusieurs études citées dans son texte, les utilisateurs d'ordinateurs expriment une préférence pour les polices sans empattements. Alors ne serait-il pas judicieux de tenir compte de ce jugement, aussi subjectif soit-il? En tant que rédacteur web et webmaster soucieux de mettre mes lecteurs dans les meilleures dispositions possibles, j'aurais tendance à répondre par l'affirmative... Et vous?

(MàJ: Alex Poole m'a fait l'honneur de citer ce billet en référence, dans le résumé en français de son article.)