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Un rédacteur web peut-il se passer de Wikipédia?

En ce jour du 18 janvier 2012, pour protester contre des lois en projet, la version anglophone de Wikipédia a baissé les rideaux. De quoi pénaliser journalistes et rédacteurs web?

En tant que journaliste et rédacteur web francophone, les conséquences du geste de protestation de Wikipédia sur mon travail restent limitées. Toutefois, certaines informations sur cette incontournable encyclopédie en ligne ne sont publiées qu'en langue anglaise. Et les pages françaises contiennent en général des informations moins riches, détaillées et vérifiées.

L'impact de ce blackout est certes limité, mais suffisant pour que je m'en rende compte: il serait tout de même pénalisant de devoir se passer d'un tel accès libre à la connaissance. Il existe bien entendu des alternatives. Wikipédia n'est pas la seule encyclopédie que l'on trouve sur le net. Elle apparaît néanmoins comme la plus complète.

Avoir d'autres sources fiables

Wikipédia fait surtout gagner du temps. On peut cependant se passer de cet outil. En fait, on devrait toujours pouvoir faire sans! Un journaliste digne de ce nom dispose d'une variété de sources. Il faut qu'il croise et vérifie les informations, encore et toujours. Il peut entre autres en récolter auprès d'experts, de témoins, etc. Ou encore, en se basant sur une liste, patiemment élaborée, de sites web spécialisés et fiables. Selon sa tâche, le rédacteur web à qui l'on donne suffisamment de moyens en fera de même.

Pourquoi ce blackout?

Ce blackout de Wikipédia (et de centaines d'autres sites) durant 24 heures, fait rarissime, prouve l'importance cruciale de ce qui se joue au Congrès américain. Les projets de lois SOPA et PIPA menacent le web tel que nous le connaissons et l'aimons. Voici un bon article détaillé sur le sujet: Pourquoi devons-nous arrêter la SOPA et la PIPA?

Marketing viral impuissant?

Bouton Facebook Like

Les "Like" sur Facebook auraient une influence limitée. (Creative Commons/FlickR: Sean MacEntee)

Les résultats d'une recherche suggèrent que le potentiel d'influence via les réseaux sociaux a ses limites… Je vais malgré tout laisser mes boutons de partage en place. On ne sait jamais!

Les "Like" et autres partages sur Facebook ne déteignent pas sur les goûts des internautes. C'est en tout cas la conclusion des auteurs d'une étude, menée à Harvard, publiée par la revue scientifique "PNAS".

Dans le résumé de l'étude on peut lire: "Nous avons trouvé peu de preuves d'une diffusion des goûts entre amis Facebook". En fait, comme "In Real Life", on va s'intéresser aux avis et intérêts de personnes avec qui l'on a déjà des affinités.

La fin des boutons de partage?

Dans une optique webmarketing, une bonne stratégie éditoriale consiste à utiliser à fond les médias sociaux. Car on peut espérer que le lecteur qui aime un article le partagera sur Facebook, Twitter, LinkedIn, etc. Les boutons se trouvant en bas de ce billet sont d'ailleurs là pour ça! Après avoir pris connaissance de cette étude, doit-on pour autant mettre en doute la puissance du marketing viral?

Si vous cliquez sur le bouton "Partagez" ci-dessous, il y a évidemment peu de chances que ce billet interpelle vos amis qui se fichent du cybermarketing. Par contre, il y a pas mal de probabilités que vous comptiez parmi vos contacts des amateurs ou passionnés de la question. Eux-mêmes ont une partie de leur réseau qui pourrait à son tour aimer ce billet, puis le faire circuler… et ainsi de suite. L'effet boule de neige entre en œuvre.

Avoir un blog fonctionnant en synergie avec les réseaux sociaux reste, selon moi, un aspect incontournable d'une stratégie éditoriale efficace. Je laisse mes boutons de partage en place. Et vous?