Archives de la catégorie: Stratégie éditoriale

Marketing viral impuissant?

Bouton Facebook Like

Les "Like" sur Facebook auraient une influence limitée. (Creative Commons/FlickR: Sean MacEntee)

Les résultats d'une recherche suggèrent que le potentiel d'influence via les réseaux sociaux a ses limites… Je vais malgré tout laisser mes boutons de partage en place. On ne sait jamais!

Les "Like" et autres partages sur Facebook ne déteignent pas sur les goûts des internautes. C'est en tout cas la conclusion des auteurs d'une étude, menée à Harvard, publiée par la revue scientifique "PNAS".

Dans le résumé de l'étude on peut lire: "Nous avons trouvé peu de preuves d'une diffusion des goûts entre amis Facebook". En fait, comme "In Real Life", on va s'intéresser aux avis et intérêts de personnes avec qui l'on a déjà des affinités.

La fin des boutons de partage?

Dans une optique webmarketing, une bonne stratégie éditoriale consiste à utiliser à fond les médias sociaux. Car on peut espérer que le lecteur qui aime un article le partagera sur Facebook, Twitter, LinkedIn, etc. Les boutons se trouvant en bas de ce billet sont d'ailleurs là pour ça! Après avoir pris connaissance de cette étude, doit-on pour autant mettre en doute la puissance du marketing viral?

Si vous cliquez sur le bouton "Partagez" ci-dessous, il y a évidemment peu de chances que ce billet interpelle vos amis qui se fichent du cybermarketing. Par contre, il y a pas mal de probabilités que vous comptiez parmi vos contacts des amateurs ou passionnés de la question. Eux-mêmes ont une partie de leur réseau qui pourrait à son tour aimer ce billet, puis le faire circuler… et ainsi de suite. L'effet boule de neige entre en œuvre.

Avoir un blog fonctionnant en synergie avec les réseaux sociaux reste, selon moi, un aspect incontournable d'une stratégie éditoriale efficace. Je laisse mes boutons de partage en place. Et vous?

Rédacteur web, je me pose les bonnes questions

Un rédacteur web dresse l'inventaire des réponses pertinentes à transmettre dans son message. (Creative Commons/FlickR: WingedWolf)

Un rédacteur web a tout intérêt, en préparant son contenu textuel,  à se poser une série de questions essentielles. Celles-ci peuvent s'avérer salvatrices pour contrer le syndrome de la page blanche. Mais surtout, elles permettent de satisfaire les attentes des lecteurs.

Comme dans toutes formes de communication, la rédaction web entraîne en premier lieu la prise en compte des caractéristiques du récepteur. Le but étant de s'assurer que le message émis soit bien reçu et compris comme il se doit.

Ensuite, on attend du rédacteur web qu'il réponde à certaines questions. Et qu'il livre des réponses que nous avons tous - depuis que nous savons lire - l'habitude de trouver en parcourant un texte informatif. Précision: il va de soi que nous présentons ici des principes rédactionnels s'appliquant à une démarche communicationnelle. Ils ne concernent pas les productions à vocation littéraires, esthétiques, etc.

Viser sa cible

Avant de produire un contenu textuel, le rédacteur web doit se faire une image claire du public cible. Lequel prêtera davantage attention à un message formulé avec le ton et les mots qui lui parlent d'emblée.

Quelles sont les informations essentielles à transmettre aux internautes?
Cette question a l'air bateau, mais reste néanmoins incontournable. Il serait fâcheux, et surtout improductif, d'oublier de mentionner un élément clé du message que l'on souhaite communiquer!

QQOQCCP

Le rédacteur web averti fera appel à une technique d'écriture journalistique: la règle des 5W + 2H. Kesako? Cette obscure formule fait référence aux pronoms interrogatifs de langue anglaise: who, what, where, when, why + how et how much. Elle se traduit en français par l'acronyme QQOQCCP. C'est-à-dire:

  • Qui? Quand? Où? Quoi? Comment? Combien? Pourquoi?

Ainsi, pour rédiger un contenu textuel efficace, on se placera du point de vue des récepteurs. Un bon rédacteur web a conscience que ceux-ci attendent un maximum de réponses parmi ces 7 questions. Il sait qu'il n'a rien à perdre à dresser l'inventaire des réponses pertinentes à transmettre dans son message. De plus, cette technique permet de balayer d'un revers de main l'angoisse de la page blanche. On aurait tort de s'en priver!