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A quelle fréquence publier sur un blog?

J'ai beaucoup hésité à mettre en ligne ce billet. Car contre toute logique, figurez-vous que depuis que je ne publie plus rien, mon positionnement a grimpé en flèche! D'où ma question: à quel rythme doit-on alimenter son blog dans une stratégie SEO optimale?

Publier un billet de qualité une fois par mois vaut mieux que de mettre tous les jours en ligne des articles sans aucune valeur ajoutée. (© renjith krishnan /FreeDigitalPhotos.net)

Cela faisait trop longtemps que je n'avais rien mis en ligne par ici… Mais bizarrement, mon trafic et mon référencement n'en ont pas subi les conséquences. Pourtant, les spécialistes SEO le répètent aux quatre coins de la Toile: dans l'idéal, il faudrait publier beaucoup et surtout régulièrement.

C'est mathématique

La quantité de billets postés a son importance si l'on cherche à se positionner au mieux sur Google. Plus le nombre d'articles est élevé, plus il y a de probabilité que ceux-ci contiennent des mots-clés recherchés par les internautes. Mots-clés que l'on pensera à mentionner dans le titre.

Toute formulation présente dans un contenu textuel est susceptible d'attirer des visiteurs. Et selon le bon vieux principe de la longue traîne, même les expressions apportant peu de visites sont intéressantes du point de vue du référencement naturel. Leur cumul, généré par une publication aussi fréquente qu'abondante, va alors attirer un nombre non négligeable de visiteurs. Une idée partagée par l'agence Lotus Marketing, dans son billet "Référencer son blog: La fréquence de publication" :
"Vous avez ciblé quelques mots clés pour votre campagne, ils sont importants, par contre, la majorité de votre trafic provient de mots clés dérivés. L’ajout d’une nouvelle page sur votre blog augmente les chances d’attirer des visiteurs avec un nouveau mot clé."

Privilégier la qualité à la quantité

Mais Google apprécie de plus en plus le contenu de qualité, qui propose une réelle valeur ajoutée. Il est ainsi préférable de privilégier la qualité à la quantité… Sauf dans le cas (peu vraisemblable) d'être en mesure d'écrire à chaque fois, tous les jours et sur le long terme, des articles 5 étoiles.

Trop de contenu tue le contenu! Même si celui-ci s'avère de qualité, il y a le risque de lasser - voire d'écœurer - vos lecteurs réguliers. Pour fidéliser votre public, donnez-lui l'impression que vous offrez déjà une sélection optimum des informations que vous pourriez publier. Plus votre billet sera intéressent, plus il sera partagé sur les réseaux sociaux, cité en référence ou compilé sur des plateformes de curation telles que Scoop it. Créant du coup de précieux liens entrant vers votre site, ce qui boostera efficacement votre référencement.

Conjuguer régularité et qualité est une stratégie éditoriale qui, selon mon expérience, se justifie tout à fait. Je n'ai plus rien mis en ligne depuis plus de trois mois. Mais durant cette période statique, mes articles précédents ont attiré suffisamment d'internautes pour que mon site continue de bénéficier d'un trafic stable. Spécialement ceux traitant des principes de rédaction.

Cependant, mon positionnement a fait mieux que stagner! J'ai bel et bien gagné plusieurs pages dans les résultats de la requête "rédacteur web" ... Et j'avoue ne pas être en mesure d'expliquer ce bien étrange phénomène.

L'irrégularité parfois positive?

J'ai une hypothèse. Et si Google s'était mis à donner du poids à une fréquence de publication accusant, de temps à autre, une forme d'irrégularité? Peut-être qu'aux yeux de Google, parfois ne plus rien publier pendant un certain laps de temps serait considéré comme un comportement humain naturel? Et de ce fait interprété comme s'inscrivant dans une démarche de référencement qui l'est tout autant? Il pourrait ainsi s’agir d'une indication que l'on ne cherche pas à appliquer des principes SEO de façon trop systématique et donc pas super naturelle... Qu'en pensez-vous?

Avez-vous également vu votre référencement s'améliorer sans publier régulièrement, en l'absence de tout autre travail d'optimisation?

N'hésitez pas à laisser vos remarques et témoignages en commentaire.
Je rappelle que ce blog est en DoFollow!

Les titres en écriture web

S'il désire favoriser le référencement d'une page dans les moteurs de recherche, le rédacteur web doit suivre certains principes. La composition du titre revêt une grande importance.

Quand on écrit un contenu, on a tout intérêt à inclure dans le titre les principaux mots clés sur lesquels on souhaite se positionner. En utilisant un système de gestion de contenu (CMS), il est fréquent que le titre d'une page ou d'un billet se retrouve:

  • dans la barre supérieure de la fenêtre du navigateur et dans l'onglet de la page web; dans les résultats d'un moteur de recherche (cela correspond, dans le code, à la balise TITLE)
  • dans l'URL (l'adresse unique de la page)

Au niveau du code du contenu textuel en tant que tel, le titre s'insère en général dans la balise H1. En tout cas dans un template conçu dans le but de favoriser le référencement…

Illustration titre balise H1

Pour indexer les contenus, les moteurs de recherche se basent - en partie - sur les mots placés dans l'URL, la balise TITLE et la H1 du code HTML. D'où l'importance d'optimiser le titre!

Exemple d'une accroche qui ne fonctionne pas

Illustration 2 du billet: Les titres en écriture web

"La seule parade quand il pleut des cordes!": une accroche inefficace d'un point de vue SEO. (Creative Commons/FlickR: Vectorportal)

Prenons l'exemple d'un fabricant de parapluies. Celui-ci annonce sur son blog la sortie d'un nouveau modèle. Le titre "La seule parade quand il pleut des cordes!" pourrait faire une bonne accroche. Or, il n'a pas la moindre valeur du point de vue de la visibilité dans les résultats de Google. Pour le moteur de recherche, de quoi traite le contenu en question? D'une "parade" et de "cordes"… Pas terrible pour espérer faire affluer des visiteurs en quête d'un bon parapluie!

Cette contrainte spécifique à la rédaction web suscite des critiques, par ailleurs tout à fait compréhensibles. Surtout venant des concepteurs-rédacteurs "traditionnels". Le titre d'un texte sur internet doit être informatif. Métaphores, jeux de mots ou autres effets de style sont à éviter, pour les raisons évoquées plus haut.... Du moins en début de titre. Aussi car l'internaute, face aux résultats de sa requête, balaie la page pour trouver des informations précises. Alors pourquoi cliquerait-il sur un titre qui ne lui indique pas clairement qu'il trouvera à coup sûr ce qu'il cherche? D'autant plus si celui d'un autre lien, d'un site concurrent, se montre plus informatif.

Quelle longueur?

Concernant la longueur des titres, on lit souvent qu'il ne devrait pas dépasser les 70 caractères. Il semblerait qu'au-delà, les mots n'ont plus d'importance pour le référencement. Et dans un soucis esthétique, il paraît préférable qu'un titre ne fasse pas plus de deux lignes.

Vous désirez en savoir plus sur les subtilités du paramétrage des titres dans une optique SEO? Voici deux articles qui apportent informations et nuances des plus intéressantes:

L'article vous a plu? N'hésitez pas à le partager et lire nos autres billets consacrés aux principes rédactionnels.

On écrit SENS dessus dessous

Doit-on écrire sens dessus dessous ou sans dessus dessous? La première proposition est la bonne. Une astuce permet de vérifier rapidement l'orthographe d'une expression.

Illustration du billet: On écrit SENS dessus dessous

Sens dessus dessous: évocation d'une inversion des repères. (Creative Commons/FlickR: woodleywonderworks)

Je vais vous faire un aveu peu glorieux. L'écrire publiquement sur mon blog prouve que je n'ai pas peur du ridicule. J'ai réalisé récemment que sens dessus dessous s'écrivait ainsi… La honte pour un journaliste et rédacteur web avec - tout de même - plus de 5 ans d'expérience dans le métier! On apprend tous les jours. Eh oui, j'étais persuadé que l'orthographe correcte de cette expression était: sans dessus dessous. Je ne fais pas vraiment preuve d'originalité sur ce coup. Beaucoup de monde semble l'ignorer, dont quelques-uns de mes confrères. A ma décharge, je crois n'avoir jamais fait appel à cette expression dans mon travail.

Loin de moi l'idée de tenter de me disculper par des justifications tirées par les cheveux… Néanmoins, en y réfléchissant, j'ai une nette préférence pour l'orthographe erronée! Car sens dessus dessous évoque juste une inversion des repères. Alors que sans dessus dessous suggérerait, carrément, leur dissolution. Ecrite ainsi, l'expression gagnerait en puissance évocatrice. Elle ferait en quelque sorte référence au cosmos, voire à l'espace quantique, où il n'existe ni centre, ni bords, ni frontières… Oui, j'aurais trouvé cela plus signifiant. Pas vous? Enfin bref, trêve de considérations métaphysico-linguistiques.

Quand et comment ai-je pris conscience de mon ignorance crasse? Comble de l'ironie: j'ai été piégé par un participant à la formation en rédaction web, que je dispense régulièrement à Genève. Durant ce cours, je présente une petite astuce, que voici.

Comment vérifier rapidement l'orthographe d'une expression?

Par exemple, en cas de doute sur l'orthographe correcte de sous de bons auspices, nous pouvons rechercher l'expression entre guillemets sur l'un des outils du rédacteur, à savoir: Google Actualités. Constatons-nous ensuite que plusieurs médias de référence écrivent l'expression de la même manière? Il s'agit alors, sans trop de doutes, de la bonne. Mais attention, la méthode n'a rien d'infaillible!

Un participant m'avait demandé de faire l'essai avec sens dessus dessous. Vous me voyez sûrement venir… Dans la barre de recherche de Google Actu, j'avais tapé l'expression en commençant par le mot sans. A mon déshonneur, je n'avais manifesté aucune surprise en voyant se lister nombre d'articles incluant l'orthographe que j'imaginais correcte. Par contre, plus d'une personne assistant à mon cours avait trouvé ça - à juste titre - pour le moins bizarre!

Illustration 2 du billet: On écrit SENS dessus dessous

J'ai refait cette vérification aujourd'hui. Résultat: quelques articles affichent une nouvelle fois l'erreur. Voilà qui illustre bien que l'astuce susmentionnée n'est pas cent pour cent fiable. Et même si "Le Nouvel Obs" ou "Le Monde" apparaissent dans les résultats, encore doit-on s'assurer que l'expression n'ait pas été mal orthographiée dans des commentaires ou dans une rubrique regroupant des blogs, par exemple.

Notez que si une expression a été rédigée correctement sur les sites d'actu, et ce, dans une nette majorité de cas, alors notre ami Google prend confiance. Le moteur de recherche nous propose du coup la bonne orthographe. Ceci seulement si votre requête comporte au moins une erreur de français, bien évidemment. Faites l'essai avec sous de bons hospices. Tout de même pratique, vous ne trouvez pas?